Maryse DUMAS (CGT), à travers les débats, a rappelé que l'indépendance mutuelle nécessaire des organisations politiques et syndicales ne signifiait pas l'existence de « bulles étanches ».
« Nous avons des points communs », a estimé la responsable syndicale : « la politique actuelle n'est toujours pas acceptée, mais la révolte se heurte désormais au doute sur la capacité à agir ».
Pour elle, cela nécessite de passer des « réflexes » défensifs à la « réflexion sur les réponses à apporter à la société ».
Une idée partagée par Gérard ASCHIERI (FSU) qui appelle à « oser les idées nouvelles » :
« il n'y a pas de luttes possibles sans la perspective de changements transformateurs », a déclaré le syndicaliste enseignant.
« Sans mouvement social, les promesses de changement n'aboutissent pas. Mais sans un projet émancipateur sur lequel s'appuyer, le mouvement social se heurte à d'énormes difficultés », estime Christian PICQUET de la Gauche unitaire : «l'urgence est de s'atteler à la question politique ».
« On ne pourra dépasser le sentiment d'impuissance et de doute que si l'on parvient à construire un projet politique majoritaire », a enchaîné Marie-George BUFFET.
Les enjeux sont nombreux : celui d'un nouveau modèle de développement qui intègre les préoccupations écologiques autrement que comme un « supplément d'âme », ont rappelé Martine BILLARD (députée des Verts) et Aurélie TROUVE (ATTAC).
Dans le débat sur « Les droits et libertés », les intervenants ont affirmer qu'il fallait avoir le courage de dire que « le pénal et le répressif ne peuvent régler la question sociale » face au défi de la violence et de l'insécurité.
« Sans mélanger les genres, nous commençons la mise en œuvre de l'idée même du Front de Gauche », a estimé Jean-Luc MELENCHON au cours de la soirée.
Les principales interventions seront publiées dans l'Humanité des débats, à paraître samedi
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